La ferme d’Herbouville


La ferme d’Herbouville constitue un ancien fief, propriété de la famille d’Herbouville aux alentours du XIIème siècle. Stephanus de Arbovilla vivait sur cette terre à la fin du XIIème siècle.

Herbouville provient de herbor villa, qui signifie domaine avec une végétation abondante. Comme bon nombre de lieux-dits terminants par -ville, il est quasi certain que ce lieu était à l’origine une ferme carolingienne, voir gallo-romaine.

Le fief d’Herbouville est un plein fief de haubert détenu du Roi. Il sera ensuite séparé en quart de fief, puis en huitième de fief au fur et à mesure des séparations.

La famille d’Herbouville, également présente sur la commune de Saint Pierre le vieux (un château d’Herbouville existe toujours dans cette commune) vend le domaine de Manéglise en 1456 à un bourgeois d’origine flamande prénommé Oudinet Vanderest. Ce dernier, est le descendant et neveu de Nicolas Vanderest, juge aux côtés de Pierre Cauchon dans le procès de Jeanne d’Arc.

Les Vanderest seront anoblis par la charte des francs fiefs et porteront les titres réguliers d’écuyers et de chevaliers du Roi. Leurs mariages successifs dans la noblesse normande apporteront plusieurs terres, notamment sur Manéglise avec le rattachement du Roncheray et d’Enitot.

Les Vanderest d’Herbouville possédaient le droit de basse justice, qu’ils exerçaient au presbytère avec l’abbé de la paroisse. Comme dans beaucoup de paroisse, un gibet existait au lieu dit « ferme aimable ».

Les Vanderest se succédant jusqu’à l’orée de la révolution française, leur descendance féminine séparera le domaine en deux parties.

C’est pour cette raison que nous pouvons lire le « petit » et le « grand » Herbouville sur les cartes modernes.

Les armes de Philippe Vanderest d’Herbouville sont toujours visibles sur le pigeonnier de 1663.

 

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